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24.01.2012
Le marché immobilier ralentit

A fin septembre 2011, on dénombre 832 000 ventes de logements anciens sur une année. L’évolution est de moins en moins rapide (+13% en septembre 2011 contre + 32% en décembre 2010) en raison de la sortie des mois creux de 2009 de la base de la comparaison. Le niveau enregistré durant les « meilleures années » (2003 – 2007) est déjà atteint.

En Ile-de-France, la tendance est à la baisse : - 6% en août-octobre 2011 par rapport à la même période de 2010, - 9% par rapport à la moyenne 1999-2007. Le ralentissement le plus sensible se situe à Paris et dans les Hauts-de- Seine (- 12% et - 23% respectivement). Quant à la Province, elle connaît une hausse sensible (+ 8 %) du nombre des mutations au 3ème comme au 2ème trimestre 2011 par rapport au même trimestre
de 2010.

Si l’activité au cours du 4ème trimestre équivaut simplement à celle du 3ème, on peut attendre 880 000 transactions sur l’année 2011, dont 720 000 en Province et 160 000 en Ile-de- France, et le record absolu du nombre annuel de transactions (837 000 en mai 2006) sera largement battu.

La hausse des prix sur un an reste globalement forte au 3ème trimestre de 2011 (6,4%) en dépit d’un ralentissement. En effet, le prix des appartements a augmenté de 9% en un an et celui des maisons de 4,4%. Une tendance qui se confirme ces derniers mois puisque, entre le 2ème et le 3ème trimestre, on constate une hausse (cvs*) de 1,1% du prix des appartements et de 0,7% du prix des maisons.
Cette stabilisation fait suite à deux années de forte hausse des prix sur Paris et sa région, dont le rythme annuel s’élevait encore à fin octobre à 18% sur Paris et 11,2% en Petite
Couronne.

En Province, la hausse annuelle des prix est à la fois plus modérée, sauf exceptions, et moins contrastée entre appartements et maisons (4% contre 3,8%). L’écart d’évolution entre appartements et maisons est plus sensible en région PACA (1,5%) que dans les régions Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais (0,6%).

Entre le deuxième et le troisième trimestre, la hausse (cvs*) modérée des prix prévaut en Province, plus modeste pour les maisons (0,4%) que pour les appartements (0,7%).

 

Le marché de la Province semble tiré par un certain nombre de grandes agglomérations dans lesquelles les prix augmentent fortement, avec des hausses annuelles de l’ordre de 10%, peu différenciées entre maisons et appartements, comme à Bordeaux et à Nantes. A Nice et Toulon et plus encore Rennes, en revanche, le rythme de hausse est beaucoup plus élevé pour les maisons.

On observe l’inverse à Lille et à Tours. Toutefois, signe d’une stabilisation des prix, on observe entre le 2ème et le 3ème trimestre 2011 une augmentation du nombre de régions dont l’évolution trimestrielle des indices de prix est comprise entre -1% et +1% (9 à 15 régions en maisons et 7 à 9 régions en appartements). L’hétérogénéité des marchés se confirme : 9 départements en appartements et 6 départements en maisons affichent des évolutions inférieures à - 5% tandis que 7 départements en appartements, par exemple dans l’Ouest de la France : les Côtes-d’Armor (+10,4%), la Vendée (+11,6%) et la Gironde (+11,8%), et 10 départements en maisons, tels le Gers (19,4%), la Haute-Savoie
(12,6%) et la Loire-Atlantique (10%), affichent des hausses supérieures à 10%.

Les indications fournies par les avant-contrats confirment ces deux caractéristiques :
- Les évolutions de prix médians par commune ou agglomération sont très hétérogènes ;
- L’indicateur avancé, en appartements, affiche une quasi-stabilité avec des évolutions trimestrielles de -1% à fin décembre 2011 et -0,4% à fin février 2012 en Province.

Quant aux acquéreurs, comme nous l’avions déjà annoncé il y a trois mois, la part de marché des plus de 60 ans continue de progresser.

Selon le bulletin Markemétron (Indicateur de conjoncture des ventes en maisons individuelles diffus), le nombre annuel de transactions portant sur des maisons individuelles en diffus est
en baisse de 9% à fin octobre 2011 après – 7% en septembre. La tendance à la baisse continue
donc de s’accélérer. Elle est plus accentuée à l’Ouest et en Languedoc-Roussillon.

Quant à la promotion immobilière, ses ventes de logements aux particuliers sont en retrait de 13% entre les 3èmes trimestres 2010 et 2011, dont 12% en collectif et 20% en individuel. Les mises en vente augmentent au contraire de 12% (14% dans le collectif et 4% dans l’individuel).

En conséquence, le délai moyen d’écoulement passe de 6 mois à près de 8 mois et demi pour les logements collectifs et de 8 mois et demi à un peu plus de 10 mois et demi pour les logements individuels. Sur les quatre derniers trimestres (T4 2010 à T3 2011), le nombre de ventes s’élève à 101 300 soit 11% de moins qu’au cours des quatre trimestres précédents.

Dix régions connaissent une baisse des ventes accompagnée d’une hausse des mises en vente ; c’est le cas de Rhône-Alpes et de la Bretagne. Cinq régions voient les ventes et les mises en vente progresser simultanément et la situation inverse prévaut dans quatre régions dont l’Ilede- France.

Les prix ont augmenté de manière comparable pour les appartements et les maisons : +4,4% pour le m² collectif contre 4,1% pour le lot individuel.

Dans cinq régions, dont l’Ile-de-France, le prix des appartements progresse de plus de 10% sur an.

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